• Thyroïde : banni de l’Ordre des Médecins, il sauve ses patientes

     

    Dans le monde de la médecine, quand vous sortez du rang, c’est mission-suicide à tous les coups !

    L’histoire que je vais vous raconter s’est passée il y a 18 ans en Angleterre.

    Je vous la raconte pour deux raisons.

    La première est qu’elle témoigne de l’absurdité de notre système médical.

    Ce qui s’est passé cette année-là en Angleterre est parlant par rapport                                                                            à ce que nous vivons aujourd’hui en France.

    La seconde raison est que cette histoire a marqué un tournant dans la manière ,

    dont on diagnostique l’hypothyroïdie,

    une maladie qui concerne des millions de personnes et dont vous pourriez souffrir sans le savoir.

    En 2001, le Docteur Durrant-Peatfield, un « petit » médecin de campagne anglais,

    était radié par l’Ordre des Médecins

    – – son crime ?

    DIRE LA VÉRITÉ À SES PATIENTES !

    Les patientes du Docteur Durrant-Peatfield souffraient d’apathie grave,                                                                          de dépression, de douleurs dans tout le corps.

    Certaines perdaient leur cheveux par poignées entières !

    Elles avaient effectué un test sanguin pour évaluer leur thyroïde                                                                             mais ces femmes étaient « dans la norme » édictée par l’Ordre des Médecins anglais.

    Alors leurs médecins n’osaient rien faire et les laissaient à leur désespoir.

    C’est là, après des années de souffrance,                                                                                                                qu’elles frappaient à la porte du Docteur Durrant-Peatfield.

    Pour lui, les résultats de leurs tests sanguins, seuls,

    ne permettaient pas d’exclure à coup sûr l’hypothyroïdie.[1]

    Pour établir ce diagnostic, le Docteur Durrant-Peatfield était convaincu                                                                          qu’il fallait aller plus loin.

    Alors, plutôt que de se limiter à ausculter les résultats sanguins de la patiente…                   

    il auscultait LA patiente.

    MAIS VOUS IMAGINEZ UN PEU CE CULOT ?!!

    Un médecin de campagne qui ne se contente pas de lire bêtement des résultats sanguins

    mais qui, alors que l’Ordre tout-puissant ne lui a rien demandé,

    interroge sa patiente sur des choses aussi cruciales que…

    Ses symptômes. Ses facteurs héréditaires. Son alimentation ?

    Le Docteur Durrant-Peatfield auscultait et guérissait ces femmes qui souffraient d’hypothyroïdie.

    Il le faisait en suivant une approche globale et de bon sens qui prenait les résultats des tests

    sanguins pour ce qu’ils étaient : un indice parmi tant d’autres.

    Car pour lui, toutes les autres pièces du puzzle qu’il réunissait sur chacune

    de ces patientes forgeaient sa conviction :

    elles souffraient d’hypothyroïdie et il fallait les soigner, tout simplement.

    Pour cela, il devait faire plus que le strict minimum imposé par l’Ordre des Médecins.

    Et cela a suffi à le faire radier à vie.

    Heureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Dix-huit ans plus tard…

    LA SCIENCE DONNE RAISON AU BON DOCTEUR DURRANT-PEATFIELD !

    Pour diagnostiquer l’hypothyroïdie, les résultats d’un test sanguin ne suffisent pas.

    Les meilleurs spécialistes en sont aujourd’hui convaincus et prônent la réalisation d’examens

    cliniques plus larges.

    Bien sûr, cette évolution des pratiques n’aura rien changé à la fin de carrière

    du Docteur Durrant-Peatfield.

    Il fera partie, à tout jamais, de ces médecins maudits dont la plus grave erreur

    aura été de s’opposer à une institution froide, autoritaire et complètement déconnectée

    de la réalité des patients.                   

    Sur ce point, la France n’a d’ailleurs malheureusement rien à envier à l’Angleterre                                                           

    car l’Ordre des Médecins attaque systématiquement et sans discernement tous ceux                                                                 

    qui osent questionner ses directives (Professeurs Joyeux, Even…).

    Et tant pis pour les patients !

    Mais aujourd’hui, pour des millions de personnes souffrant de la thyroïde,                                                     

     la brèche entrouverte par le docteur Durrant-Peatfield a permis des avancées majeures                                             

    pour améliorer le diagnostic.

    C’est d’autant plus important que l’hypothyroïdie est l’origine cachée de nombreux

    autres problèmes de santé que l’on a tendance à sous-estimer.

    QUAND VOTRE CORPS SE MET À TOURNER AU RALENTI :

    C’EST L’ÂGE OU VOTRE THYROÏDE ?

    Votre thyroïde est l’une des plus petites glandes de votre corps,

    située dans votre cou juste en-dessous de la pomme d’Adam.

    Elle a la forme d’un papillon et bien qu’elle soit minuscule,

    c’est l’une des glandes les plus puissantes de votre corps.

    Elle sécrète des hormones impliquées dans à peu près toutes les fonctions cruciales

    de votre organisme

    – cœur, système digestif, cerveau.

    Du coup, lorsque votre thyroïde ralentit, les conséquences sur votre santé sont nombreuses

    et particulièrement pénibles.

    Le diagnostic de la thyroïde est complexe.

    Un simple contrôle sanguin ne suffit pas dans la plupart des cas.

    En plus, les symptômes sont multiples et diffus.

    C’est la raison pour laquelle beaucoup de personnes souffrent d’hypothyroïdie

    pendant des années sans le savoir et sans en parler à leur médecin !

    LES MANIFESTATIONS LES PLUS PRÉCOCES ET LES PLUS FRÉQUENTES D’UNE HYPOTHYROÏDIE

    La plupart des patients souffrant d’hypothyroïdie parlent d’une fatigue intense, qui dure.

    Comme la plupart des cas se révèlent après 50 ans,

    vous pourriez croire que cette baisse de forme est liée à l’âge. C’est totalement FAUX.

    Les personnes souffrant d’hypothyroïdie évoquent aussi une grande frilosité.

    Une prise de poids inexpliquée alors même qu’ils ont moins d’appétit.

    Tous ces signes sont les conséquences d’un ralentissement du métabolisme,

    le premier système impacté par l’hypothyroïdie.

    En cas d’hypothyroïdie, vous pourriez également ressentir des douleurs dans les articulations

    ou les muscles. Avoir une peau pâle et sèche. 

    Des ongles et des cheveux fragiles et cassants. 

    Des pieds et mains gonflées. Des problèmes de sommeil. La voix enrouée.

    Des problèmes menstruels. De la constipation.

    Être déprimé (vous n’avez plus le goût de faire des choses qui vous plaisaient avant).

    Un autre signe étrange et caractéristique de l’hypothyroïdie

    est la perte du tiers externe des sourcils.

    Ce n’est pas systématique mais c’est un signe si particulier qu’il constitue un excellent révélateur.

    Si vous avez des antécédents de problèmes de thyroïde dans votre famille,                                                         

    si vous souffrez de la maladie coeliaque, de la polyarthrite rhumatoïde, de la sclérose en plaques,                                     

    du lupus, d’allergies                           

     – votre risque d’hypothyroïdie augmente encore.

    Si vous faites l’expérience d’au moins trois de ces symptômes,                                                                                     

    je vous encourage vivement à aller plus loin dans votre investigation.

    HYPOTHYROÏDIE : TEST FACILE (ET PRESQUE INFAILLIBLE) À FAIRE CHEZ VOUS

    Procurez-vous un thermomètre à mercure ou au galinstan et placez-le à votre chevet.

    Secouez-le à 35 ° C avant de vous coucher. Dès que vous vous réveillez le matin,

    avant de vous lever, de manger ou de boire, placez le thermomètre sous votre aisselle

    pendant 10 minutes et notez la température.

    Assurez-vous de le placer contre votre peau avec la pointe tournée vers le haut,

    en contact avec votre aisselle.

    Ce test vous permet de mesurer votre température basale, la plus basse de la journée. 

    Votre température doit être prise pendant 4 jours consécutifs.

    Si pendant cette période votre température est au-dessous de 36.5°C,

    cela signifie que votre corps ne produit plus l’énergie suffisante dont votre corps a besoin.

    Et c’est l’un des meilleurs indicateurs d’hypothyroïdie.

    Ce test a été popularisé par le Dr Broda Barnes, spécialiste américain des problèmes de thyroïde

    Certaines recherches ont en effet montré qu’une température basse est fortement corrélée

    avec une faible activité de la thyroïde.

    IL EST TEMPS DE CONFIRMER LE DIAGNOSTIC (OU L’INFIRMER)

    Pour cela, rendez visite à votre médecin dès que possible.

    Faites-lui part de ce que vous ressentez, observez.

    S’il vous propose de vérifier l’état de votre thyroïde,

    il commencera par vous prescrire une analyse de votre taux de TSH.

    C’est le test de base, voire basique.

    À lui seul, le test de la TSH ne suffit pas pour diagnostiquer un problème de thyroïde.

    Le niveau idéal pour la TSH se situe entre 1 et 2 mUI / L (milli-unités internationales par litre)

    pour une fonction thyroïdienne optimale.

    Il est souvent nécessaire de ramener la thyréostimuline légèrement en-dessous de 1

    chez certains patients pour obtenir un soulagement optimal des symptômes.

    Le dosage de la TSH n’étant pas suffisant, les meilleurs spécialistes en recommandent

    désormais deux autres et vous pouvez tout à fait demander à votre médecin de les réaliser.

    DEUX TESTS COMPLÉMENTAIRES À DEMANDER À VOTRE MÉDECIN

    Test complémentaire n°1. La T4 libre et la T3 libre

    Il est essentiel de tester la T3 libre et la T4 libre, les hormones thyroïdiennes actives et inactives.

    La T4 est l’hormone produite par la glande thyroïde et convertie en la forme active de T3

    (principalement dans le foie). Le stress, les métaux lourds (tels que le mercure),

    les produits pétrochimiques, l

    es infections et les levures peuvent altérer ce processus de conversion,

    empêchant votre corps de fabriquer des quantités adéquates de l’hormone active T3.

    Par conséquent, la TSH et la T4 libre peuvent être normales alors que la T3 libre est anormale.

    Le niveau normal de T4 libre est généralement compris entre 0,9 et 1,8 ng / dl

    (nanogrammes par décilitre). Le niveau de T3 libre normal est compris entre 240 et 450 pg / dl

    (picogrammes / décilitre), en fonction des mesures de laboratoire.

    Cependant, les plages de référence pour les tests de laboratoire sont souvent basées

    sur des «populations normales». (

    Rappelez-vous que «normale» signifie la moyenne de la population, pas nécessairement l’idéal.)

    Test complémentaire n°2. Les anticorps thyroïdiens

    Les autres tests les plus importants concernent les anticorps thyroïdiens,

    y compris les anticorps thyroïde peroxydase et les anticorps anti-thyroglobuline,

    qui recherchent une réaction auto-immune de la thyroïde.

    En suivant ces recommandations, vous avez l’assurance de savoir ce qu’il se passe vraiment

    dans votre corps si vous soupçonnez avoir un problème de thyroïde.

    Passons maintenant aux traitements.

    LÉVOTHYROX : ON FAIT LE POINT

    En cas d’hypothyroïdie, l’hormone de synthèse la plus prescrite est la thyroxine (T4)

    sous forme de lévothyroxine sodique en comprimé. C’est le désormais célèbre « Levothyrox ».

    Depuis de nombreux mois maintenant, le Levothyrox défraye la chronique.

    Tout a commencé quand son fabricant, le laboratoire Merck, a subitement changé la formule,

    entraînant une vague terrible d’effets secondaires 

    chez près de 300’000 patients français

    (le Parquet de Marseille a même ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire).

    Sous la pression des associations de défense des patients,

    Merck a finalement décidé de fournir encore l’ancienne formule, bien tolérée par les patients,

    en 2019. Mais rien n’est fixé pour l’avenir.

    Généralement, ce médicament corrige les symptômes de l’hypothyroïdie en quelques semaines.

    Exceptionnellement, le médecin peut prescrire de la T3 en association à la T4, en traitement temporaire.

    Malgré les résultats corrects de ces traitements,

    retenez que chaque protocole doit être adapté à chaque situation.

    RAPPEL IMPORTANT POUR LES PERSONNES SOUS TRAITEMENT

    Un suivi médical (comprenant un test sanguin) a lieu généralement quelques mois

    après le début du traitement, puis chaque année ou en cas de signes d’hypo ou dhyperthyroïdie.

    Il permet de vérifier que la dose administrée convient toujours à vos besoins.

    Mais plus important encore que ces contrôles, vous devez prêter une attention toute particulière

    à vos symptômes. S’améliorent-ils ?

    Empirent-ils ? De nouveaux symptômes apparaissent-ils ?

    Ces médicaments agissent puissamment. 

    Surveillez leurs effets dans votre corps.

    Gardez aussi à l’esprit, que ces traitements chimiques ne traitent que le symptôme,

    c’est-à-dire l’affaiblissement de votre thyroïde.

    Si vous voulez aller plus loin, vous devez remonter aux origines de cette hypothyroïdie

    et pour cela, vous pouvez vous orienter vers des moyens naturels.

    Votre médecin ne vous en parlera probablement pas alors qu’ils existent.

    AIDER VOTRE THYROÏDE, NATURELLEMENT

    Plusieurs facteurs liés à notre mode de vie favorisent le développement de l’hypothyroïdie.

    Il y a le stress, le manque d’activité physique, une exposition trop importante aux perturbateurs

    endocriniens.

    Les spécialistes recommandent également la prise de certains nutriments connus

    pour soutenir la fonction thyroïdienne.[6]

    C’est le cas de l’iode, un nutriment essentiel que vous pouvez obtenir à partir de sel iodé;

    attention ce n’est pas celui que vous trouvez dans le sel de table.

    Vous en trouvez dans les algues, comme le wakamé ou en complément alimentaire.

    Les acides gras oméga-3 jouent un rôle important dans la production d’hormones thyroïdiennes.

    Vous en trouvez dans les graines de lin, les sardines et le saumon sauvage.

    La vitamine D aide l’hormone thyroïdienne T3 à se lier au récepteur qui contrôle la fonction

    des gènes et notre métabolisme global.

    Des doses élevées de vitamine D de 5000 à 10000 unités par jour pendant plusieurs mois

    peuvent être nécessaires. À long terme, 1000 à 2000 unités par jour suffisent.

    Le sélénium est également essentiel. Il aide à convertir la T4 en T3

    et permet la production de l’hormone thyroïdienne active.

    Les noix du Brésil en contiennent de bonnes quantités.

    Le zinc est également important pour la fonction thyroïdienne et peut être trouvé 

    en quantité suffisante dans les fruits de mer (en particulier les huîtres), le poulet,

    le foie, les épinards.

    Les vitamines B sont également essentielles à la fonction thyroïdienne.

    On les trouve dans les grains entiers, le foie et les légumes à feuilles vertes.

    Et alors que je vous transmets ces informations précieuses pour votre santé,

    je pense à tous les médecins courageux, célèbres ou anonymes qui,

    comme le bon Docteur Durrant-Peatfield,

    mettent en jeu leur carrière et parfois plus encore pour le bien de leurs patients et,

    quelque part, pour notre bien à tous.

    Prenez soin de vous,

    Léopold Boileau, Votre correspondant 

     

    ——-

    Sources

    [1] http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/1332644.stm

    [2] Hypothyroidism: The Unsuspected Illness Hardcover – January 1, 1976 by Broda Barnes

    [3] J Manipulative Physiol Ther. 1996 Jan;19(1):6-12. Basal metabolic temperature vs. laboratory assessment in « posttraumatic hypothyroidism ». Sehnert KW1, Croft AC.

    [4] The Ultra Thyroid Solution, Mark Hyman, 2008

    [5] http://www.lavoixdunord.fr/534475/article/2019-02-07/les-principales-etapes-de-l-affaire-du-levothyrox

    [6]  The Ultra Thyroid Solution, Mark Hyman, 2008


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  • Des chercheurs allemands auraient découvert un véritable « suppresseur de tumeurs ». Ce sont leurs termes. [1] 

    Au début j’ai cru qu’ils avaient mis au point une nouvelle technologie médicale ou un nouveau médicament.

    Mais pas du tout. Il s’agit plutôt de la découverte anticancer la plus naturelle qui soit car ce « suppresseur de tumeurs » est notre rythme circadien, tout simplement.

    Au moment où je vous écris, les mécanismes biologiques liés au rythme circadien sont encore un vaste champ de recherche. D’après la communauté scientifique, les bénéfices que nous pourrions en retirer sont prodigieux.

    Notre rythme circadien est le gardien du Temps de notre système cellulaire. Il est essentiel à notre équilibre physiologique et biologique. Il est un lien invisible entre notre corps et les cycles naturels qui régissent la vie sur Terre.

    Quand votre vie est synchronisée sur votre rythme circadien, vous en tirez de nombreux bénéfices. L’inverse est vrai également. Lorsque vous êtes désynchronisé, votre risque de maladies, y compris votre risque de cancer, augmente.

    C’est la raison pour laquelle vous devez apprendre à bien gérer votre rythme circadien. Je vais vous dire comment faire.

    CETTE LOI DE LA NATURE NOUS RELIE À LA TERRE

    Le terme circadien vient du latin circa« autour», et dies« jour ».

    Le rythme circadien est l’horloge biologique de votre corps. Il régule l’alternance entre le jour et la nuit. Entre la période de la journée où vous êtes éveillé et celle où vous dormez.

    Ce rythme est d’environ 24h, calqué sur la rotation de la Terre sur elle-même. Il correspond donc à une journée et une nuit complètes.

    Il influence de nombreuses fonctions biologiques et physiologiques dans notre corps, en particulier notre température corporelle, notre pression artérielle, notre production hormonale et notre métabolisme cellulaire.

    LE RYTHME CIRCADIEN EST LE MAÎTRE DU TEMPS POUR CHAQUE CELLULE DE NOTRE CORPS

    Nos cellules ont besoin du rythme circadien pour réguler leur activité.

    Il leur permet notamment de suivre le cycle de la rotation de la Terre et de s’adapter à l’alternance entre la journée et la nuit.

    Bien sûr, vous pouvez choisir de vous en affranchir et de dormir plus ou moins longtemps. De vous coucher ou de vous lever plus ou moins tard. Vous pouvez même choisir de faire l’inverse de ce que demande le rythme circadien en dormant le jour et en vivant la nuit.

    Mais pour les cellules de votre corps, c’est différent. Elles ont besoin de respecter votre rythme circadien pour fonctionner normalement. Si elles ne le font pas, elles en souffrent. Et vous avec.

    C’est pourquoi les chercheurs pensent que toute exception à cette loi de la Nature provoque des conséquences néfastes sur notre santé. Cancer. Diabète. Alzheimer. Dépression. Surpoids. Hypertension. Toutes ces maladies et beaucoup d’autres encore seraient en partie liées à un dérèglement du rythme circadien.

    PENDANT DES MILLIONS D’ANNÉES, L’HOMME S’EST LEVÉ ET COUCHÉ AVEC LE SOLEIL

    Le rythme circadien est imprimé dans chaque cellule de notre corps.

    Il nous rappelle que nous sommes des êtres vivants connectés aux cycles naturels de la Terre, au même titre que les arbres, les plantes, les animaux et tous les êtres vivants.

    Le fait que le soleil se lève et se couche tous les jours participe au bon fonctionnement de notre horloge cellulaire interne. Lorsque le jour se lève, nos fonctions vitales s’éveillent naturellement. Et quand la nuit vient, elles se mettent en sommeil.

    Selon les chercheurs de l’Université de Berlin, le rythme circadien est un ensemble de processus moléculaires intervenant dans chaque cellule. Ces processus ont une incidence sur le moment et la manière dont une cellule produit de l’énergie, répare son ADN et se divise pour former de nouvelles cellules.

    Lorsque ces processus sont désynchronisés, ils contribueraient à augmenter les perturbations cellulaires à l’origine du cancer. [2] 

    LA VIE MODERNE DÉFIE CETTE LOI FONDAMENTALE

    Il y a peu de temps encore, la plupart des personnes se levaient et se couchaient avec le soleil.

    Mais lorsque l’électricité s’est généralisée dans les habitations, nous avons pu choisir librement l’heure à laquelle nous nous couchions, en nous affranchissant des règles du rythme circadien.

    Malheureusement, lorsque nous dévions des lois de la nature inscrites dans nos cellules, il y a forcément des conséquences et nous finissons par en payer le prix, d’une manière ou d’une autre.

    Les travailleurs de nuit ont un risque de cancer plus élevé. [3] Idem pour les personnes qui voyagent fréquemment et doivent s’adapter aux différents fuseaux horaires. Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité suffit à perturber le rythme circadien et peut donc augmenter le risque de cancer et d’autres maladies. Le fait de manger trop tard le soir exerce également une mauvaise influence sur notre rythme circadien.

    Le simple fait de regarder la télévision, un ordinateur, une tablette ou un téléphone portable pendant votre soirée peut causer de graves perturbations dans les cycles naturels de notre corps.

    LA LUMIÈRE BLEUE MULTIPLIERAIT PAR DEUX LE RISQUE DE CANCER

    Les recherches indiquent que la lumière artificielle des écrans (lumière bleue) empêche notre corps de comprendre qu’il fait nuit et qu’il doit progressivement se mettre en mode sommeil.

    À ce moment-là, vous vous déconnectez de votre rythme circadien et vous augmentez drastiquement votre risque de souffrir de troubles de l’humeur, de fatigue sévère, de pertes de mémoire, de troubles gastro-intestinaux et cardiovasculaires.

    Et comme nous l’avons vu, les dérèglements qui interviennent au niveau cellulaire peuvent augmenter dangereusement le risque de développement de cellules cancéreuses.

    Dans une étude portant sur environ 4’000 personnes en Espagne, les chercheurs ont découvert qu’une exposition à la lumière bleue trop tard en soirée multiplie par deux le risque de cancer de la prostate et multiplie par 1,5 le risque de cancer du sein. [4] 

    LES CHERCHEURS RÉVÈLENT QUE LA LUMIÈRE BLEUE NUIT À LA PRODUCTION DE MÉLATONINE

    Cette hormone que nous produisons naturellement est d’abord connue pour faciliter l’endormissement.

    Toutefois, son rôle ne s’arrête pas là. Elle serait ainsi liée à de nombreux autres processus biologiques et les chercheurs l’associent également à une réduction du risque de développement des cellules cancéreuses.

    Voilà pourquoi il est si important de respecter, autant que possible, votre rythme circadien. Son fonctionnement est inscrit dans vos gênes depuis la nuit des temps. La vie moderne a tendance à nous le faire oublier.

    C’est pourquoi je vous invite à découvrir maintenant ces quelques astuces simples qui vont vous aider à mieux le respecter.

    COMMENT RE-SYNCHRONISER VOTRE RYTHME CIRCADIEN

    Pour bien synchroniser votre rythme circadien, voici 5 astuces simples à mettre en oeuvre :

    1. Aidez votre corps à se synchroniser sur un cycle régulier et naturel de 24 heures.  Pour cela, maintenez des heures de coucher et de réveil régulières. Lorsque vous minimisez les fluctuations des heures de coucher et de réveil à moins d’une demi-heure (même le week-end!), votre rythme circadien se stabilise et votre corps anticipe et se prépare naturellement à se réveiller ou s’endormir.
    2. Faites bien la distinction entre les périodes éveillées et les périodes de sommeil. Soyez actif la journée, faites le plein d’air et de lumière naturelle et reposez-vous le soir et la nuit. Si vous avez besoin de faire la sieste pendant la journée, celle-ci ne devrait pas excéder 30 minutes afin de ne pas perturber votre rythme circadien.
    3. Limitez autant que possible votre exposition à la lumière bleue le soir et la nuit. Si vous regardez la télévision, assurez-vous de ne pas être trop prêt de l’écran. Si vous utilisez votre tablette ou votre téléphone portable, diminuez-en la luminosité. L’idéal serait évidemment d’éteindre tous vos écrans à partir de 19h et de prendre un bon bouquin pour passer la soirée. La nuit, dormez dans le noir complet.
    4. Limitez au maximum les «perturbateurs de rythme» qui peuvent retarder l’arrivée de votre cycle de sommeil. Évitez les repas lourds ou épicés à l’approche du coucher. Limitez votre consommation de caféine plus tôt dans la journée. Privilégiez les activités propices à la relaxation pendant votre soirée.

    La cinquième astuce vous concerne plus particulièrement si vous avez plus de 50 ans, si vous avez du mal à dormir ou si, pour une raison ou pour une autre, vous n’arrivez pas à respecter les conseils que nous venons de voir ensemble. 

    ESSAYEZ UNE PETITE DOSE DE MÉLATONINE

    La mélatonine est la substance naturelle qui contrôle le mode sommeil de votre rythme circadien.

    Si vous subissez un décalage horaire, que vous regardez un écran le soir ou pour toute autre raison qui vous empêche de respecter naturellement votre rythme circadien, un petit supplément de mélatonine peut vous aider à rétablir l’équilibre sans trop de peine.

    Cette astuce vous sera d’autant plus utile si vous avez plus de 50 ans car on sait que la production naturelle de mélatonine décline au fil des années. Ce phénomène explique que beaucoup de personnes à partir de cet âge dorme de moins en moins.

    Des milliers d’études scientifiques ont été conduites sur la mélatonine. Il s’agit d’une substance sûre et autorisée en Europe et en France. Vous pouvez en retirer des bienfaits à partir de 1 mg par prise. Il n’existe aucun risque d’accoutumance.

    La quasi-totalité des laboratoires commercialisent de la mélatonine de synthèse. Elle est produite à partir de sources pétrochimiques ou à partir de cervelle de porc parce que c’est moins cher à fabriquer. Pour ma part, je préfère prendre une mélatonine naturelle d’origine 100% végétale, bien que cela soit un peu plus cher et difficile à trouver.

    Votre rythme circadien fait partie des lois fondamentales de la Nature. Bien sûr, l’Homme a cette faculté unique de pouvoir les transcender. C’est notre chance et parfois, c’est aussi notre malédiction. Car je crois que nous avons beaucoup à gagner lorsque nous cherchons à mieux comprendre ces lois de la Nature et leurs implications pour notre corps, notre santé et notre vie.

    Prenez soin de vous,

    Léopold Boileau, Votre correspondant

    ——-

    Sources

    [1] The Ink4a/Arf locus operates as a regulator of the circadian clock modulating RAS activity. Published: December 7, 2017. https://doi.org/10.1371/journal.pbio.2002940

    [2] The Ink4a/Arf locus operates as a regulator of the circadian clock modulating RAS activity. Published: December 7, 2017. https://doi.org/10.1371/journal.pbio.2002940

    [3 Tynes T, Hannevik M, Andersen A, Vistnes AI, Haldorsen T. Incidence of breast cancer in Norwegian female radio and telegraph operators. Cancer Causes Control. 1996;7(2):197–204. pmid:8740732. Schernhammer ES, Laden F, Speizer FE, Willett WC, Hunter DJ, Kawachi I, et al. Night-shift work and risk of colorectal cancer in the nurses’ health study. J Natl Cancer Inst. 2003;95(11):825–8. pmid:12783938.

    [4] 2018 Apr 23;126(4):047011. doi: 10.1289/EHP1837. Evaluating the Association between Artificial Light-at-Night Exposure and Breast and Prostate Cancer Risk in Spain (MCC-Spain Study).


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    Si je vous parle d’hypertension, vous pensez probablement à votre coeur, vos artères, vos vaisseaux sanguins.

    Mais avez-vous déjà entendu parler de votre « endothélium » ?

    Ne soyez pas gêné de répondre « non » – – à l’époque où j’étudiais l’anatomie, je n’en avais jamais entendu parler non plus !

    Et il y a une bonne raison à cela.

    Jusqu’à récemment, les scientifiques croyaient que l’endothélium était un « organe fantôme ». On savait qu’il existait mais on pensait qu’il ne servait à rien. 

    En fait, il s’agit d’un organe crucial pour notre santé !

    L’ENDOTHÉLIUM DÉTIENT LA CLÉ CONTRE L’HYPERTENSION

    L’endothélium est une sorte de couche de cellophane posée sur la face interne de nos vaisseaux sanguins, celle en contact avec le sang.

    Elle est tellement fine qu’il faut un microscope pour la voir. Paradoxalement, l’endothélium est aussi le plus grand organe de notre corps. Si vous l’étendiez, vous pourriez recouvrir un terrain de football !

    Les recherches récentes montrent que l‘endothélium est le chef d’orchestre qui donne le tempo de votre flux sanguin.[1]

    Le professeur Stéphane Laurent, chercheur à l’INSERM, est l’un des plus grands spécialistes au monde de l’hypertension et des cellules endothéliales.

    Voici ce qu’il nous apprend :

    « L’endothélium agit sur la régulation et l’autorégulation du calibre artériel et des résistances vasculaires. Il sécrète un grand nombre de produits vaso-actifs qui possèdent un effet myorelaxant, vasodilatateur et antiagrégant. » Lorsque votre endothélium fonctionne normalement, vos vaisseaux sanguins sont souples et votre tension artérielle est normale. En revanche, « la dysfonction endothéliale favorise la vasoconstriction, l’inflammation, l’athérogenèse, la thrombose et la coagulation. »[2]

    Derrière ces termes savants se cachent tous les facteurs qui font exploser votre risque d’hypertension.

    C’est pourquoi les découvertes récentes sur l’endothélium sont une véritable révolution pour comprendre la manière dont vous pouvez contrôler votre tension artérielle et éviter de gros soucis de santé.

    MAIS CETTE DÉCOUVERTE RÉCENTE N’EST PAS LA SEULE

    Au cours des dernières années, on a appris à mieux connaître les mécanismes de l’hypertension artérielle. Ses facteurs de risque. Ses conséquences. Et la manière dont vous pouvez la contrôler.

    Par exemple, saviez-vous que :

    • La moitié des personnes hypertendues sont des malades qui s’ignorent.[3]

    14 millions de Français souffrent d’hypertension. Cela représente 1 adulte sur 3. Etes-vous l’une de ces personnes ? Quand on connaît les conséquences de l’hypertension, chacun de nous devrait pouvoir répondre à cette question sans la moindre hésitation. Et si vous pensez que cela vaut la peine de faire connaître cette information autour de vous, il vous suffit de transférer ce message.

    • Pour votre tension artérielle, le sucre est encore pire que le sel.[4]

    Cette découverte a été publiée dans le British Medical Journal en 2014. Une consommation quotidienne de plus de 74 g de fructose augmenterait de 30% votre risque d’hypertension. Cette étude fait de la consommation de sucre un facteur de risque plus important que la consommation de sel.

    • L’hypertension augmente drastiquement votre risque de démence sénile et d’Alzheimer (en plus de nombreuses autres maladies).[5]

    Dans un instant je vais vous dire comment les dernières avancées de la science vont vous aider à mieux réguler votre tension artérielle, naturellement et durablement.

    Mais d’abord j’aimerais répondre à cette question que vous vous posez peut-être :

    « POURQUOI UNE PERSONNE COMME MOI DEVRAIT SE SOUCIER DE SA TENSION ARTÉRIELLE ? »

    « C’est vrai après tout, mon médecin surveille ma tension à chaque consultation alors de ce côté-là je suis tranquille. En plus, ça se soigne bien l’hypertension, non ? ».

    Si c’est ce que vous croyez alors ce que vous allez découvrir maintenant pourrait vous sauver la vie.

    La première chose que vous devez savoir est que, dans le jargon médical, l’hypertension est ce que l’on appelle, un « tueur silencieux ». Elle se développe dans votre corps sans que vous ne vous en aperceviez. Pour rappel, une personne sur trois souffre d’hypertension sans le savoir. L’hypertension s’installe progressivement, sans bruit.

    Vous croyez être tranquille jusqu’au jour où, brusquement, on vous annonce que vous êtes hypertendu et que vous devez prendre un traitement en urgence. Parfois c’est pire, on ne détecte jamais que vous êtes hypertendu et vous le découvrez le jour où vous êtes foudroyé par une attaque cardiaque ou un AVC.

    Si je vous dis cela, ce n’est pas pour vous inquiéter. Encore moins pour vous faire peur. C’est pour vous alerter sur le fait que, malgré les discours rassurants du corps médical, en France, toutes les 15 minutes, une personne décède d’une crise cardiaque.[6]

    Alors oui, votre médecin mesure votre tension régulièrement. Cela fait sérieux. C’est dans le protocole. Cela vous rassure.

    MALHEUREUSEMENT, CES CONTRÔLES NE VOUS PROTÈGENT PAS DE L’HYPERTENSION

    Naomi Fischer est spécialiste de l’hypertension et professeur à la prestigieuse université de Harvard aux Etats-Unis.

    Selon elle, le premier problème avec ces contrôles ponctuels réalisés chez le médecin est que, sous l’influence de facteurs anodins, votre pression artérielle varie de 10 à 20 points en quelques secondes à peine.[7]

    Par exemple, essayez de vous souvenir de la dernière fois que votre médecin a pris votre tension : aviez-vous les jambes croisées ou décroisées ? Votre vessie est-elle pleine ou vide ? Votre bras est-il posé ou suspendu en l’air ? Étiez-vous en train de converser avec le médecin ?

    Bien que tous ces facteurs paraissent anodins, ils sont capables de faire monter ou descendre votre tension artérielle et de fausser le diagnostic.

    La conséquence est qu’un contrôle ponctuel comme celui qui est réalisé pendant une consultation médicale ne dit rien de ce qui se passe vraiment dans votre corps. C’est la raison pour laquelle vous devriez, dans l’idéal, apprendre à mesurer régulièrement votre propre tension.

    Contrairement à ce que vous pourriez penser, c’est loin d’être sorcier. Et le développement des tensiomètres vous permet de le faire facilement chez vous. C’est un moyen beaucoup plus fiable de pour vous faire une idée précise de là où vous en êtes.

    L’autre problème sur la mesure de la tension artérielle concerne les paramètres utilisés.

    COMME SOUVENT, ON PEUT FAIRE DIRE N’IMPORTE QUOI AUX CHIFFRES

    C’est un peu technique mais je vais vous expliquer cela simplement et vous allez comprendre.

    Votre tension artérielle est considérée « normale » si elle est inférieure à 120/80. Plus spécifiquement, cela signifie que :

    • votre pression systolique – phase de contraction du coeur – est inférieure à 120 mm Hg (millimètres de mercure) ;
    • et que votre pression diastolique – phase de relâchement du coeur – est inférieure à 80 mm

    Votre médecin considère que vous faites de l’hypertension lorsque vous dépassez le seuil de 140/90 car au-delà, votre risque d’AVC augmente de 50%.

    Mais ce qu’on ne vous dit pas, c’est qu’à partir de 120/80, votre risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire augmente déjà de 46% ![8]

    Il est donc beaucoup plus prudent d’agir en amont de ce que les médecins considèrent être un seuil nécessitant d’agir.

    Ensuite, dans le cas où votre médecin vous diagnostique l’hypertension, il se montrera sans doute rassurant. L’industrie pharmaceutique a en effet mis à sa disposition un véritable arsenal de guerre chimique contre l’hypertension : diurétiques, bêtabloquants, inhibiteurs calciques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), sartans… Ces médicaments peuvent s’avérer indispensables en cas d’urgence ou en cas d’hypertension aiguë.

    Le problème est que, dans la majorité des cas, ces traitements sont prescrits sur le long terme. Et leurs effets secondaires peuvent parfois être dramatiques.

    C’EST LE MOMENT DE REDOUBLER DE VIGILANCE

    En faisant baisser chimiquement votre tension, les médicaments contre l’hypertension créent une cascade de dérèglements métaboliques dans votre corps.

    Vos reins, votre cerveau et même votre cœur en prennent un coup :

    • Les diurétiques vident vos réserves de potassium et de magnésium, des minéraux clés pour ces organes vitaux.
    • Les bêtabloquants augmentent votre risque d’œdème du poumon, d’angine de poitrine, de problèmes de thyroïde.
    • Les inhibiteurs calciques provoquent des maux de tête, des œdèmes et sont une cause majeure d’intoxication aux médicaments.

    Selon le célèbre cardiologue Michel Lorgeril, les traitements contre l’hypertension pourraient même augmenter votre risque de cancer ![9]

    S’engager dans un traitement chimique de l’hypertension est donc une décision beaucoup plus lourde de conséquences qu’on ne veut bien vous le dire.

    SI VOUS ÊTES DÉJÀ SOUS TRAITEMENT, JE VOUS INVITE À LA PRUDENCE

    Malgré tout, si vous prenez déjà des médicaments contre l’hypertension, n’arrêtez pas sans l’accord de votre médecin.

    Un arrêt brutal peut provoquer un « effet rebond » très dangereux pour vous. C’est là encore, l’un des effets pervers de ces médicaments contre l’hypertension.

    La meilleure chose à faire est donc d’informer votre médecin sur le fait que vous aimeriez progressivement diminuer votre traitement, en espérant pouvoir un jour vous en passer. Faites-le sous son contrôle et en adoptant quelques conseils d’hygiène de vie bien spécifiques.

    Car il est en effet possible de reprendre le contrôle de votre tension artérielle de manière 100% naturelle, sur le long terme et sans médicaments.

    De nombreuses études scientifiques le prouvent. La plus célèbre d’entre elles a même été couronnée du Prix Nobel.

    REVENONS MAINTENANT À VOTRE ENDOTHÉLIUM

    En 1998, les chercheurs américains F. Furchgott, F. Murad et J. Ignarro ont reçu le prix Nobel de Médecine.

    Ils ont obtenu cette récompense pour leur découverte sur la manière dont nos cellules endothéliales produisent naturellement de l’oxyde nitrique et facilitent la circulation sanguine.[10]

    Qu’est-ce que l’oxyde nitrique ?

    L’oxyde nitrique est une substance naturelle présente dans notre corps. Il agit comme la poignée d’un robinet d’eau. Lorsqu’il signale aux parois de vos vaisseaux sanguins de s’ouvrir plus largement, votre circulation sanguine augmente immédiatement et votre pression artérielle se régule.

    Quand vous êtes jeune, votre endothélium fonctionne normalement et contribue à produire les quantités d’oxyde nitrique dont vous avez besoin.

    Toutefois, une étude récente publiée dans le Journal of Global Cardiology & Practice a montré que l’endothélium s’affaiblit avec l’âge. Il produit moins d’oxyde nitrique dans votre corps et c’est l’une des causes majeures de l’hypertension.[11]

    Heureusement, il est possible de faciliter le travail de votre endothélium. Pour cela, il suffit d’augmenter vos apports alimentaires en oxyde nitrique.

    VOUS PRENDREZ BIEN UN PEU DE JUS DE BETTERAVE ?

    La betterave est le meilleur aliment pour augmenter naturellement votre production d’oxyde nitrique.

    Il a d’ailleurs été prouvé scientifiquement que la consommation de jus de betterave contribue à réduire la pression artérielle chez des patients hypertendus.[12]

    La betterave est riche en nitrates alimentaires – à ne pas confondre avec les nitrates libres qui polluent nos nappes phréatiques à cause de leur utilisation excessive sous forme d’engrais. Lorsqu’ils sont naturellement contenus dans les légumes comme la betterave rouge, les nitrates alimentaires sont transformés en nitrites grâce à des bactéries de notre bouche. Ces nitrites se transforment à leur tour en oxyde nitrique dans votre corps. Vous profitez également de ce même mécanisme en mangeant des épinards, de la roquette, de la mâche.

    Certains aliments permettent, quant à eux, de stimuler votre production naturelle d’oxyde nitrique grâce à leur teneur en acides aminés L-arginine et L-citrulline. C’est le cas de la pastèque, du melon et du concombre.

    Si vous pouvez consommer ces aliments plus régulièrement, c’est un bon début car votre alimentation est – de très loin – votre meilleur remède contre l’hypertension. Une chercheuse australienne en a fait la preuve de manière spectaculaire.

    HYPERTENSION : ELLE GUÉRIT LES MALADES EN 7 SEMAINES !

    En 1984, le Professeur Kerin O’Dea a fait cette découverte : il est possible de guérir l’hypertension artérielle, sans médicaments et en 7 semaines seulement.[13] 

    Quel remède extraordinaire a-t-elle utilisé pour réussir ce miracle ?

    Absolument aucun !

    À l’époque, Kerin O’Dea étudie les populations aborigènes qui adoptent le mode de vie occidental. Elle constate qu’elles sont rapidement frappées par une épidémie de maladies qui leur étaient pourtant jusqu’alors inconnues : obésité, diabète, cholestérol et… hypertension artérielle.

    Elle propose alors une expérience à un petit groupe d’aborigènes occidentalisés et malades. Elle leur demande de retourner vivre comme ils le faisaient avant, au contact de la nature et en se nourrissant uniquement de leur chasse et de leur cueillette.

    Résultat ?

    En 7 semaines seulement, les membres de ce groupe ont retrouvé une tension artérielle normale ! Ils avaient également perdu 8 kilos en moyenne.

    Naturellement, je ne vous dis pas de quitter votre habitation et de vous mettre à la chasse et à la cueillette. Mais il est important que vous réalisiez à quel point l’impact d’un changement de régime alimentaire contre l’hypertension est radical. Et si cela peut vous éviter les effets nocifs des traitements chimiques conventionnels, cela vaut vraiment le coup de faire un effort.

    Il existe d’ailleurs une diète spéciale contre l’hypertension. Elle pourrait vous inspirer quelques changements salutaires pour votre santé.

    CES 4 LETTRES FONT BAISSER L’HYPERTENSION EN MOINS DE 2 SEMAINES !

    Le régime DASH a été mis au point par une équipe de chercheurs américains.

    En français, le régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension) donne « Approches Diététiques pour Stopper l’Hypertension ».

    Ce régime favorise une alimentation riche en fruits et légumes, en produits laitiers à faible teneur de matières grasses, en fibres alimentaires solubles, en grains entiers et en protéines de source végétale et pauvre en gras saturés et en cholestérol.

    Dans une grande étude menée aux Etats-Unis, cette diète a réduit la tension artérielle de 11,4/5,5 mmHg chez des personnes hypertendues et de 3,5/2,1 mmHg chez des personnes normotendues. Ces résultats sont similaires voire supérieurs à ceux des médicaments contre l’hypertension, les effets secondaires en moins.[14]

    En suivant ce lien, vous trouverez un résumé du régime DASH et des exemples de menus.

    Les bienfaits du régime DASH sont encore meilleures lorsque vous faites plus d’activité physique, lorsque vous diminuez le stress, la consommation de tabac ou d’alcool.

    Et si en plus, vous ajoutez à vos habitudes la prise de quelques compléments nutritionnels bien ciblés comme le magnésium, le potassium ou la coenzyme Q10, vous avez toutes les chances de reprendre le contrôle de votre tension, naturellement, durablement, en respectant les équilibres vitaux de votre corps.

    Prenez soin de vous,

    Léopold Boileau,
    Votre correspondant

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    Sources

    [1] https://pdfs.semanticscholar.org/f76f/46733e51e28931fec0df52a84c4a5970f2e1.pdf

    [2] https://www.infirmiers.com/ressources-infirmieres/documentation/hypertension-arterielle-une-maladie-de-lendothelium.html

    [3] http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2018/10/2018_10_1.html

    [4] Open Heart. 2014; 1(1): e000167. Published online 2014 Nov 3. doi: 10.1136 openhrt-2014-000167. The wrong white crystals: not salt but sugar as aetiological in hypertension and cardiometabolic disease. James J DiNicolantonio1 and Sean C Lucan2

    [5] Muller, M, Sigurdsson, S, Kjartansson, O, Aspelund, T, Lopez, OL, Jonnson, PV, et al. (2014). Joint effect of mid- and late-life blood pressure on the brain: The AGES-Reykjavik Study. Neurology; 82(24): 2187–2195.

    [6] http://www.faisbattretoncoeur.org/fr/l-arr-t-cardiaque/

    [7] https://www.health.harvard.edu/heart-health/avoid-these-common-blood-pressure-measuring-mistakes

    [8] https://bmcmedicine.biomedcentral.com/articles/10.1186/1741-7015-11-177

    [9] http://michel.delorgeril.info/hypertension-arterielle/pourquoi-les-traitements-de-lhypertension-provoquent-des-cancers/


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